http://20six.fr/elementia
Hébergé par 20six.fr
|
|
La rebellion de Victor Moore
Si j'ai eu l'air perdu il y a quelques temps ça va quand même nettement mieux. J'ai toujours beaucoup de mal à me calmer quand je suis enervé, mais c'est moins catastrophique qu'après le bal. Evidement, si je retombe sur ce Paul Lorian qui veut faire son beau petit fils de moldu prétentieux, je saurais lui montrer de quel bois je me chauffe. Il a de la chance de pas m'avoir provoqué direct après le bal.. J'ai revu Gwen, d'ailleurs. Je me sens bien avec elle, c'est bizarre. Elle est vraiment gentille, et jolie et je je me méfie quand même, j'ai pas envie de me faire avoir de nouveau. En tout cas, c'était vraiment super la dernière fois... on a passé une journée de dingues! On a même faillit voler un dragon pour s'enfuir, c'est fou. J'aimerai bien passer d'autres journées comme ça... On va se revoir de toute façon parce qu'on est sur une espèce d'enquête! On a trouvé un vieux bout de journal avec une sorte de message troué, moi je pense que ça révèle des choses importantes et mystérieuses! J'ai hâte d'en savoir plus et de revoir Gwen Père m'envoie des hiboux étranges depuis quelques temps mais le dernier en date parlait d'un bal extrêmement important, où mon avenir se jouerait. Je dois m'acheter une tenue et y aller! La tenue, c'est fait! Ce qui n'est pas encore prêt c'est mon choix d'y aller pour voir et rien dire ou d'y aller dans le but de faire exploser tout ce que je pense de mon avenir.... (déjà qu'il m'appartient!!! et que je veux être joueur de Quiddith internationnal!!) Je sais pas si j'arriverai à totu dire, il faudrait que je prépare une sorte de discours. Ou alors, je dis rien et je continue mon chemin perso sans m'occuper de mon père. Quand je serais adulte, il verra bien qu'il n'a pas su me manipuler... J'ai peur de lui...
L'écriture s'arrête malgré quelques ratures indéchiffrables.
|
|
Victor Moore on
19.8.09 10:53
|
|
|
La fin d'une année mouvementée
Cher journal, Il s'est passé tant de choses en une seule année ! Red et moi on va bientôt passer en deuxième année, j'ai vraiment hâte ! J'ai appris tellement de choses ! Comme je suis contente d'avoir reçu cette lettre ! Je me suis fait beaucoup d'amis, mais ma seule vraie amie reste Red, avec elle on s'amuse beaucoup, quoique ces derniers temps, elle est beaucoup plus distante...je crois qu'elle m 'en veux à cause de Victor, je passe pas mal de temps avec lui. Je ne l'aimais pas du tout au début de l'année, je le trouvais trop crâneur et puis en plus, il est le capitaine de l'équipe de Quidditch des Flammen, il m'avait nargué la première fois en me disant qu'ils allaient écraser les Terros, en plus il s'était moqué de Liev ! Je ne pouvais pas lui pardonner. Mais les choses ont changé le soir du bal, je devais y aller avec Tiago, mais il n'est pas venu. Et puis Victor dansait pas loin, je l'ai regardé. Il a du le voir parce qu'après il m'a invité à danser. Je sais pas pourquoi, mais j'ai accepté. Et après, je me sentais complètement différente, j'en ai oublié Red et je m'en veux énormément, mais j'ai passé une super soirée avec Victor... Du coup on s'est donné rendez-vous un peu plus tard. Je ne pensais pas qu'il était aussi sympa et intéressant ! Dommage que Red le déteste. J'aimerais bien qu'ils s'entendent un jour....
Sinon mes parents ne m'ont pas manqués du tout, juste un peu au début, mais il y a tellement de choses à faire à Elé qu'on y pense même plus ! J'ai découvert des créatures très intéressantes aussi ! Les licornes ! Elles sont magnifiques ! Et il y en a de toutes sortes ! Et puis le nombre de sort qu'on peut apprendre ! C'est vraiment génial ! Bon je te laisse cher petit journal, peut-être que j'écrirais quelques trucs en plus plus tard....parce que là il faut que je te laisse pour lire un manuel que j'ai emprunté sur le Duel.
|
|
Gwen Ayleen on
28.5.08 14:22
|
|
|
Torture amoureuse
L'inconvénient quand on habite un petit village comme Mivia Town, c'est que tout le monde se connait. Ce village est en plus bien rempli de femmes splendides qu'il est très difficile d'ignorer. Moi, le plus grand séducteur du monde, j'ai eut l'audace de penser que je pouvais en avoir trois sans que quiconque sache la chance que j'avais. Erreur car les animations de Mivia Town sont aussi les mêmes pour tous et qu'il m'a fallut de la ruse et beaucoup d'effort pour y mener mes trois conquètes sans être démasqué. Hélas. Je ne suis pas le seul comploteur de Mivia Town. Quelqu'un à l'humour bizarre, a mit le chaos dans la soirée t mon plan finement ciselé s'est révélé au grand jour... Comment puis je exprimer la douleur qui s'est fait mienne de perdre d'un seul coup les trois soleils de ma vie ? Je pourrais parler d'elles une éternité sans tarir d'une goutte l'amour que j'éprouve toujurs pour elles. Et j'ai probablement bu l'équivalent d'un océan de mixtures alcoolisées sans oublier une once de leur souvenir... Elles... Sont sorties de ma vie. La toute première, Fanny, est celle qui m'arachat le plus le coeur. Ce fut elle qui croisait la première mon chemin. Je vivais alors dans une grisaille perpétuelle que seules quelques aventures plus téméraires et suicidaires qu'héroïques éclairaient de temps en temps... Juste le temps de risquer ma vie. Malheureusement, elles ne devaient pas être encore assez dangereuses puisque me voici vous contant la tristesse que je ne quitte plus. Fanny au rire d'étoile. Cette jeune femme pleine d'énergie et d'humour. Cette déesse qui exaltait mes sens dés que ses yeux me faisaient l'honneur de me compter dans le paysage. Fanny ! Si tu savais à quel point mon âme, mon coeur brule encore pour toi ! Mais, seul lumière dans les ténèbres, je te sais à quelques mètres à peine de moi. Un jour, peut-être, partageras tu ma vie comme tu l'as si bien fait. Chaque matin est un calvaire. Je vois mon elfe se punir de ses futiles bétises et je me retiens d'en faire autant. Que m'a t-il fallut aller profiter des langoureuses et divines présences d'autres femmes ? Pourquoi est ce que toi, tu ne m'as pas suffit ? d'où me vient cet insatiable besoin ? Tu m'as demandé. Mais qu'aurais je put te répondre ? A part que je suis un monstre ? Le pire, c'est que cette situation me donne envie d'écrire ! J'ai préparé tant de chansons que je pourrais faire trois albums d'un coup ! Tout ça parce que je souffre ! Et toi, Mélissandre ? Un nom de fée, un nom elfique. tu as leur beauté éblouissante et leur froide réserve. Que ne ferais je pas pour être dans tes bras ? Encore une fois, toi qui ne m'accorda qu'un baiser poussé par un sortilège ? Oublierais je un jour notre bataille de jouvenceaux, tes cheveux d'or sur le tapis blanc de la neige, ta pureté ta perfection ta douceur ? Et c'est en reine que tu me congédia, de toute la hauteur de ta majesté ? Elle me brisa le coeur, que dire de moi à qui elle fit confiance ? Un monstre ! Et que dire de Sam ? Elle a carrément disparut ! La dernière fois que je la vis c'est lorsque je l'abandonnais ! Ah ! Que d'erreurs j'ai commis ! Ah que je regr... Mais que vois je là passer sous mes fenêtres ? N'est ce pas cette si fragile petite fleuriste ? Dieux qu'elle a l'air d'avoir besoin d'un soutien sûr ! Je pourrais être son chevalier ? JE te laisse mon cher journal, j'ai à faire...
|
|
Narcisse on
22.12.07 18:24
|
|
|
Page 2 - fin d'année... Bilan
Bonjour mon journal, J'ai hésité longtemps à t'écrire dessus... Faudrait pas que quelqu'un tombe sur ces lignes ! Je pourrais être dans de sales draps ! Je suis en train de terminer ma première année à Elémentia. ça s'est plutôt bien passé. Sauf que je suis nulle en élémentarisation et même que c'est très embétant parce que l'élémentarisation on l'utilise dans plein de choses ! En duel par exemple ! A croire que cette vraie peau de vache de Pierafout fait exprès de mettre de l'élémentarisation à tous ses cours ! Alors forcément, le duel ça marche pas bien non plus... Mais le professeur Hautecaste qui s'occupe de runes pense que je suis douée pour les enchantements ! Tant mieux ! Il m'a apprit quelques trucs et voilà ! Je m'en sers quand je peux et c'est très pratique. En potion, ça va aussi, mais j'ai fait une grosse bétise la dernière fois : Y avait une petite grosse aqua du nom d'Alice Merry. Elle était dans un sale état et le professeur y bougeait pas ! Alors moi j'ai voulu l'aider ! Je pensais même l'emmener chez la directrice pour qu'il se fasse virer cette face de facochère ! Mais il a dut sentir l'arnaque et il a remit la fille sur pieds. Seulement la fille en question elle croit que je suis son amie maintenant et c'est un vrai pot de colle ! Une fois, j'ai même dut m'échapper dans la forêt pour l'éviter ! Et là, j'ai trouvé une pauvre licorne blessée. Je savais pas quoi faire et je pouvais pas retourner à l'école parce que la grosse Alice allait me tomber dessus et paf, la licorne elle risquait de mourir ! Alors j'ai été chercher de l'aide au dragoport et je suis tombée sur le nouveau professeur de soins aux créatures magiques ! Un coup de bol monstrueux ! Je l'ai aidé à soigner un peu la licorne. Et ça m'a bien aidé par la suite parce qu'en cours de potion(encore) y a le gros flammen qui m'a vomit dessus. J'ai remarqué qu'il avait vomit aussi sur Cassandra, une autre flammen? ça m'arrangeait pas mal parce que grace à elle je pouvais entrer en quelque sorte dans sa tour ! Et puis aussi Julia ! Une aqua. Elle m'a bien servie ! D'abord, grace à Cassandra, le gros plein de soupe y s'est levé en pleine nuit en croyant être le matin ! Après, Julia cachée sous ma cape, elle l'a transformé en fille ! Mais y a le professeur Lejeune, le prof de soin aux créatures magique qui a débarqué ! Oh la la ! J'ai bien crut que j'allais y passer, mais Julia s'est conduit de la manière la plus bête possible et elle a tout écopée ! Et bien sûr, le professeur y m'a rien dit parce qu'il a bien vu que j'étais une bonne élève ! Après, on a fait exploser des pétards avec des boules puantes dans le sac d'Arnold ! Mais j'étais pas là pour voir sa tête ! C'est dommage parce qu'après avoir eut les cheveux en anglaises, il est allé chez l'infirmière qui voulait lui couper les cheveux aux ciseaux ! Et il est sorti, il était rasé comme un militaire ! J'en pouvais plus ! Et puis je l'ai prit en photo ! J'ai envoyé la photo au PJE... Je sais pas si ils la mettront... ça serait marrant ! Bien sûr, j'ai gardé un double. Je l'enverrais à son père... Peut-être... ou alors j'en ferais plein et j'en mettrait sue tous les panneaux d'affichages ! Ou les deux... Mais c'est pas fini ! Mon principal atout doit encore rétrécir son pyjama et mettre des cosses bien piquantes de chataignes dans son lit ! Il va comprendre que quelqu'un lui en veut après ça ! Peut-être qu'il fera plus attention ?! Bien sûr, c'est pas tout ce que j'ai fait à l'école ! Mais là, j'ai oublié... Plus tard ! Et puis maintenant, j'ai une vraie amie ! Gwen ! Mais elle s'est amouracher d'un horrible flammen qui pense qu'à l'occuper ! Et puis de toute façon, mois je veux pas faire des trucs avec lui, alors faudra bien qu'elle le lache ! Mais je sais pas trop comment m'y prendre ! Faudrait pas qu'elle se fache, ça aurait l'effet inverse ! Alors j'attends le bon moment ! Je finirais bien par l'éliminer le maudit Victor ! En plus il est batteur comme moi ! Peut-être que si je lui envoie un cognard assez fort dans la tête y deviendra bête et Gwen elle ne l'aimera plus ?! Tiens ? J'y avais pas pensé... Et cette fin d'année, je me suis fait une autre amie. Enfin j'espère ! Elle a l'air super intelligente et maline ! J'aimerais bien qu'on s'entende... Et puis qui sait ! Gwen sera peut-être jalouse et elle laissera de coté son tout bô toutou flammen ?! Cette nouvelle amie est une terro bien sûr qui vient d'arriver : Mélissa ! On verra bien... A pluche mon journal !
|
|
Ethelreda Mordread on
11.12.07 23:02
|
|
|
Cicatrice Acte Final
Une douleur me réveillai. J’étais incapable de dire combien de temps s’était écoulé. Chaque millimètre carré de ma peau me faisait souffrir. Quelqu’un me portait sur son épaule. Un regard autour de nous m’informa que nous avancions dans une petite ruelle déserte… Je sus tout à coup qui me portait. « Luisa ? » Même à moi ma voix me parut terriblement faible. « Chut. Ne parle pas, garde tes forces. Attends, je vais te déposer sur ces marches puisque tu es réveillé. » C’était bien elle. À la lueur de la lune, je la détaillai. Elle avait les cheveux emmêlés. Sa jambe gauche boitait légèrement, ce qui supposait qu’elle était blessée. Une coupure sur sa joue témoignait qu’elle s’était battue elle aussi. « Pourquoi es-tu blessée ? » « Tu ne t’es pas vu toi ! Si je n’étais pas arrivé à temps… » « Je t’avais dit de remonter… Mais j’avoue que je suis heureux que tu m’aies désobéi. Mais que t’est-il arrivé ? » « Deux sorciers me sont tombés dessus quand je suis sorti. J’ai eu du mal à m’en défaire, bien qu’ils aient été aussi surpris que moi… Quand j’en ai eu fini avec eux, j’ai entendu une terrible déflagration. Je ne pouvais pas te laisser sans rien faire. » « Mmm… C’est gentil à toi, mais ç’aurait pu être une erreur. En tout cas bravo, tu es très douée pour t’en être tirée. » Je tendis ma main gauche pour la poser sur le bras de la jeune femme, mais cela me tira un cri de douleur. « Ne bouge pas cette main ! Je ne sais pas ce qui t’a fait ça, mais je n’ai pas réussi à conjurer le maléfice. Eda saura sûrement… » Nous fîmes notre retour au repaire de la vieille femme peu de temps après, tels des éclopés. Celle-ci eut un murmure rauque quand elle nous vit arriver, grommelant dans sa barbe un « … auriez pu vous faire tuer… » Elle fit une potion qui annula les effets pervers du maléfice qui frappait ma main. Mais il subsista toujours depuis ce moment-là une cicatrice blanchâtre qui courait sur le dos de ma main gauche, tel un rappel à la prudence. Je restai juste le temps de guérir et reprendre des forces, puis me remis en route. Je revis par deux fois Eda et Luisa depuis ce moment-là, mais aucune de mes visites ne fut aussi tourmentée que celle-ci. Après cela, mes pas m’amenèrent en Australie, mais cela est une autre histoire…
|
|
Edward Elminster on
28.11.07 11:15
|
|
|
Cicatrice Acte VI
Ce fut le noir un moment, puis je me retrouvai à genoux, le front ruisselant, les jambes pantelantes. Mille aiguilles mordaient encore mes chairs, mais je me forçai à me remettre debout. Luisa à mes côtés m’y aida. Elle s’efforçait de cacher son incertitude mais il était clair qu’elle n’avait pas compris ce qui s’était passé. Un seul regard me suffit pour juger des dégâts. La stèle était en mille morceaux, et les pièges alentour s’étaient déclenchés sous l’impact magique. Des bouts de corps et des traînées noirâtres jonchaient le sol. Mais des cris annonçaient des renforts en grand nombre. Puis… « Là-haut ! Ce sont eux ! » Des traits de lumière jaillirent vers nous, frappèrent le boyau, faisant jaillir des pierres sous l’impact. Heureusement ils n’avaient pas eu le temps de nous ajuster. Saisissant la main de Luisa, qui semblait hésiter, je partis vers la sortie. « Vite, il faut remonter ! » « Mais comment… » « Plus tard le comment ! » Nous courrions l’un derrière l’autre dans l’étroit boyau. En temps normal ça n’aurait été rien, mais mon tour de passe-passe m’avait affaibli, et mes jambes menaçaient de céder sous la pression conjuguée de l’effort et de la douleur… « Luisa… Continue seule, je fais une pause. » Les bruits de pas de nos poursuivants étaient déjà audibles, et nous n’avions pas encore atteint l’escalier. Nous avions déverrouillé le passage secret menant à ces tunnels lors de notre premier passage. Cette entrée secrète n’allait pas le rester longtemps ! « Te laisser là ? Mais je… » « Fais ce que je te dis ! » L’air à la fois ébranlée et courroucée, elle tourna les talons dans un claquement de jupons. Reprenant mon souffle, je profitai des quelques instants qui me restaient pour me ressourcer. Ça n’allait pas être parfait. Il fallait juste espérer que ce serait suffisant… Luisa avait emporté avec elle le mince rayon de lumière qui nous guidait. L’obscurité qui me recouvrait ne tarda pas à s’effacer devant l’arrivée de nos poursuivants. Sans même y penser, je m’entourai d’une chape d’ombre. À une demi-douzaine de mètres de moi ils virent cependant qu’il y avait quelqu’un. La faible largeur du corridor n’autorisa que le premier à tirer. Presque négligemment je détournai le sort, qui se fracassa contre la pierre, dans un bruit de tonnerre. Des pierres brisées volèrent, et l’écho longtemps tambourina à mes oreilles. Je n’attendis pas, et envoyai un maléfice tout en reculant. Une toile d’araignée spectrale fila vers la file de mes adversaires. Le premier ne sut pas quoi faire, décontenancé par l’attaque. Ficelé, il chut sans demander son reste. Aussitôt un autre l’enjamba et le remplaça à la tête de mes poursuivants. Mais j’avais déjà disparu derrière la courbe du boyau, mes forces en partie retrouvées me propulsant vers la sortie. Je pouvais entendre le piétinement qui me suivait de près. Devant moi la pénombre disparaissait partiellement grâce à des algues phosphorescentes qui s’étaient infiltrées entre les pierres. Apparut alors la pièce plus large, qui s’incurvait vers la droite. Mais la courbe était coupée par un passage, ouvert par les soins de Luisa à l’allée. Un escalier y pointait son nez… Malheureusement je dus interrompre ma course pour engager de nouveau le combat contre un groupe de trois sorciers vêtus de noir et portant des masques blancs ricanants. D’autres suivaient sans aucun doute. Déjà en temps normal, un duel à trois contre un était risqué, mais dans mon état d’épuisement c’était un véritable suicide de le commencer dans l’attente de renforts… Je fis un rapide calcul. Oui, ça pouvait marcher. J’étais à mi-chemin de l’escalier… N’hésitant plus, je rassemblai mes dernières forces et me tournai complètement vers les hommes en noir, dans un claquement sinistre de robe. Je ne pouvais espérer qu’ils fussent apeurés devant cette démonstration malvenue de confiance, mais cela eut tout au moins pour effet de les faire réfléchir à deux fois avant de se précipiter sur moi. Ils se rapprochaient calmement de moi, l’œil aux aguets, s’écartant autant les uns des autres que le leur permettait la fine salle. D’autres pas indiquaient qu’ils ne se pressaient pas, attendant leurs derniers renforts. S’ils n’avaient pas de masque j’aurais pu me faire passer pour l’un des leurs en profitant de la confusion, mais c’était bien trop téméraire. Quoique… Ce que j’allais tenter l’était tout autant… Je pris une profonde respiration… Je levai alors ma baguette à une vitesse qui dut paraître hallucinante à mes adversaires, car je vis celui vers qui elle pointait écarquiller les yeux, une lueur de panique brillant dans les fentes de son masque. Aucun des trois n’eut le temps d’esquisser le moindre geste. Le trait qui sortit de ma baguette était d’une couleur noire de mauvais augure. Je vis la terreur s’inscrire sur les traits de l’ennemi qui me faisait face, et j’esquissai un rictus d’autosatisfaction, cédant minablement à l'orgueil une fraction de seconde. Et pourtant le rayon passa à côté de la tête de l’homme masqué qui était resté figé devant l’image de sa destruction. Le tir frappa le mur dans un fracas assourdissant tandis que mes deux autres assaillants retrouvèrent leur volonté de se battre. « Il est au bout du rouleau ! Même plus capable d’ajuster un tir ! » « Baisse ta baguette et tu auras une fin rapide ! » Mais un grondement les fit se retourner. Et soudain une terrible explosion se produisit. Le mur fut déchiré par l’eau qui rentrait en flots tourbillonnants, charriant des briques, des algues et des morceaux de bois. L’homme le plus près, qui ne s’était pas encore remis de sa chance, fut enseveli par l’effondrement. Les autres ne pensèrent plus à moi, tentant uniquement de s’arracher au fracas furieux que Poséidon lançait contre eux. Je n’en attendais pas plus, et je me retournai, perdant toute dignité dans un contre la montre face à la montée des eaux, courant sans plus aucune retenue. Déjà mes pieds étaient recouverts, et mes enjambées se firent plus trébuchantes. Par deux fois je faillis perdre out contrôle de mes jambes et tomber tête la première. Je sentais mes pieds me tirer vers le fond, comme lestés de plomb. Je n’étais plus qu’à deux mètres des marches salvatrices lorsque le plafond céda à la pression des eaux. Une claque froide me fit chanceler, et une vague faillit m’arracher à la paroi que j’avais agrippée, me faisant boire la tasse. Les doigts crispés sur les anfractuosités des pierres, les mains en sang, il me fallut un miracle pour ne pas me faire emporter. Escaladant presque les marches de pierre, je me laissai tomber sur les genoux, mes jambes cédant sous moi. Mais il ne fallait pas que je reste ici. Je m’étais à moitié relevé quand un coup à la tête me fit chanceler. Par réflexe, mon coude frappa en aveugle, et je rencontrai un ventre. Cela me sauva la vie, car l’un de mes ennemis m’avait suivi jusque-là. Son masque était tombé, et il avait dû recevoir un éclat de pierre sur le crâne, car une plaie sanglante courait sur sa tempe. Ses yeux étaient écarquillée de haine dans la demi-obscurité qui régnait, et ses habits déchirés. Mais dans sa main sa baguette brillait de la lueur mauvaise d’un enchantement maléfique. Tout son être criait qu’il n’avait plus qu’une idée en tête, mettre fin à mes jours. Ce qui me dérangeait grandement, soit dit en passant. N’ayant rien de mieux à faire, je me jetai sur lui, écartant son arme, tentant de le renverser dans les flots furieux qui léchaient ses pieds. Mais ne c’était pas aussi simple. Il vit le danger tout de suite et se laissa tomber sur moi, coinçant mon bras droit, celui qui tenait ma baguette, contre la paroi. Ma main gauche l’empêchait de me donner le coup de grâce, mais il pesait sur moi, raffermissant chaque seconde sa prise. Je tremblais de fatigue, et mes oreilles bourdonnaient encore du coup reçu à la tête. Je sentais les muscles de son bras forcer pour rapprocher sa baguette de ma gorge, alors que mes doigts gourds s’enfonçaient dans sa peau sans grand résultat. Il lança son genou dans mon ventre, et l’air quitta mes poumons. Presque plié en deux, je sentis mon bras droit se dégager. Mais encore sous le choc je fus incapable de viser et mon sortilège disparut dans l’eau. J’eus le réflexe de m’écarter, me cognant contre le mur. Ce fut ma main gauche qui dévia l’arme luisante de mon adversaire. Une douleur terrible déchira alors ma peau tandis qu’une odeur fétide, mi combustion mi décomposition m’emplit les narines. Les larmes aux yeux, je fis alors quelque chose de terriblement sot mais qui me semblait la dernière chose à tenter : je fonçais tête baissée vers mon assaillant. Je ne récoltai qu’un coup de poing qui me cueillit à la tempe, m’envoyant m’écraser contre les marches. Je pouvais sentir le sang chaud couler sur mon visage, et seule ma volonté me permettait de ne pas lâcher ma baguette. Comme si mourir une arme à la main changerait quelque chose… Je relevait mes paupières poisseuses pour contempler l’homme qui me regardait, se délectant quelques instants de ma position d’infériorité. Je ne pouvais rien faire pour l’empêcher de me nuire à présent. Luttant contre la douleur qui sourdait de chaque fibre de mon corps, je levai lentement ma baguette, très lentement, trop lentement… Il fut plus rapide et se fendit pour m’envoyer un sortilège mortel… Qui ne vint jamais. Contre toute logique, il fut projeté en arrière et englouti par l’eau qui m’avait presque rejoint. Avant qu’il disparaisse, je pus voir dans ses yeux que la terreur avait remplacé la haine… Je sombrai alors dans l’inconscience, incapable de lutter contre la fatigue et mes blessures…
|
|
Edward Elminster on
28.11.07 11:14
|
|
|
Cicatrice Acte V
Nous attendions. L’une des branches du boyau donnait directement sur la salle. C’est là que m’avait attendu Luisa le temps que je tisse des pièges magiques, certains à partir de runes, dans chaque partie de la salle accessible sans me faire repérer. Près des ouvertures, en particulier. L’une d’elles était cependant gardée. Je revins alors sans un bruit aux côtés de Luisa. Bien entendu nous avions stoppé l’enchantement de nos baguettes. La salle avait une architecture torturée, pleine de recoins. L’idéal pour ce genre de rencontre, en somme. Ceux qui montaient la garde étaient Vénitiens. La stèle n’étais pas encore en vue. En tout et pour tout il y avait six gardes. Ce qui n’était déjà pas rien… Tout le monde était vigilant, personne ne bougeait. L’un des hommes avait allumé une cigarette. Grossière erreur. La pénombre interdisait l’usage du langage des signes. Je n’étais même pas certain que Luisa le connaisse suffisamment pour être réactive en pleine action. Et le moindre chuchotement se serait entendu. Il fallait profiter de cette chance. Je le fis. Fermant les yeux, je laissai l’odeur du tabac brûlé pénétrer en moi, imprégner mes sens. Puis je visualisai la route formée par la fumée, et laissai mon esprit dérouler ses liens, s’enrouler autour de cette piste olfactive, se dissocier de mon corps, qui restait immobile, enveloppe de chairs, d’os et de sang, presque vide en cet instant. Tel un python fondant sur sa proie, je m’enroulai autour de l’esprit du garde, ignorant de la menace. Un instant, un bref instant, ses yeux s’écarquillèrent, avant de redevenir normaux, alors que je maintenais les chaînes autour de son esprit et affermissait mon emprise. Telle une marionnette il m’obéissait, mais cela avait une fâcheuse contrepartie : mon propre corps était, lui, des plus vulnérables. Au travers des yeux du garde, je vis les autres devenir plus attentifs, tendus. Je sentais que le moment approchait. Des hommes surgirent alors de l’entrée gardée, tels des spectres. Le crâne rasé, le teint cuivré. Portant un pagne et une paire de sandales pour tout habit. Ils étaient trois, la peau recouverte de tatouages noirâtres. J’y vis la marque de disciples d’Apopis. Aucun Vénitien ne réagit. Le trio tournait le dos à Luisa et à mon corps. Je remarquai que l’un des Egyptiens tenait dans ses mains un sac fermé par une cordelette. Puis ils apparurent. Dans une gerbe de feu bleu. Ils étaient trois également. Masqués, drapés dans de somptueux costumes. Entre eux reposait la stèle… Mesurant deux mètres cinquante de large sur un et demi de haut, elle devait avoir une épaisseur moyenne de quarante centimètres. Taillée dans un granit aux incrustations brillantes, elle représentait une bataille entre Romains et Carthaginois. Bataille navale bien entendue, gagnée par les Romains. Sous les flots cependant une armée de démons aquatiques se repaissaient des corps passés par-dessus bord. Tout cela je le savais déjà. Tout comme je connaissais le poids de cette gravure. Le moment était venu d’agir. Raffermissant mon emprise sur mon hôte corporel, je dissipai en partie son esprit en envoyant une sonde invisible… Une autre partie de moi était plongée dans un acte de magie noire qui me répugnait. Mais qui offrait l’avantage d’une puissance destructrice suffisante pour passer outre les protections ancrées dans la stèle. La fin du malheureux dont je contrôlais le corps serait rapide – mais néanmoins atroce. Alors que ma sonde atteignit son but, le piège se déclencha. Un groupe de mages cagoulés sembla alors surgir de l’ombre à quelques mètres. Ce n’était qu’une illusion mais elle était néanmoins réussie. Tous se tournèrent vers elle et le combat commença. J’en profitai pour approcher ma marionnette humaine de la stèle. Le rituel agissait en elle, consumant son être, transformant le corps en bombe magique. À deux mètres de la stèle, je sentis que j’étais suffisamment près. L’un des Egyptiens sembla cependant se rendre compte que quelque chose n’allait pas avec le garde que j’habitais. Il leva sa baguette en même temps que ma marionnette. Une flamme noire et verte s’enroula autour de ma baguette levée comme autour d’une mèche. Relâchant alors tout contrôle, sans savoir si le maléfice de l’Egyptien avait atteint ma bombe humaine, je me dépêchai de réintégrer mon corps. Mais malgré ma rapidité une partie de la douleur me suivit.
|
|
Edward Elminster on
28.11.07 11:12
|
|
|
[page précédente]
|